Carnet / IVA Pro

Carnet · 14 juin 2026 · 6 min

IVA Pro : à quoi sert l’analyse si personne ne règle les règles

Buildings, Perimeter, Privacy : des licences, pas de magie. Sans règle d’alarme, vous n’avez qu’un flux plus bavard — des cadres partout, et personne qui sait pourquoi ça sonne.

Petite salle de supervision, écrans avec cadres de détection, aucune règle visible
Des cadres sur les personnes, sur les voitures, sur ce qui passe. Sans ligne, sans horaire, sans destinataire : le flux est plus bavard, pas plus utile.

On a vu des sites où l’analyse était « incluse », donc considérée comme réglée. Le dôme détectait. Le téléphone sonnait pour un sac plastique, une ombre de nuage, un chat. Au bout d’une semaine, plus personne n’ouvrait l’alerte. Ce n’est pas un défaut de capteur. C’est une licence laissée en usine.

IVA Pro ne remplace pas un regard. Elle filtre. Encore faut-il lui dire quoi remonter, à quelle heure, et à qui. On le fait avec vous, sur le live, avant de partir — pas « on verra plus tard dans le menu ».

Ce que « IVA Pro » nomme vraiment

Ce n’est pas un interrupteur unique, ni une intelligence qui « comprend la scène ». Ce sont des licences Bosch, distinctes, qui n’équipent pas les six références de la même façon :

On n’écrit pas les trois sur une fiche pour faire moderne. On écrit ce qui est réellement dans le boîtier, ou ce qui s’ajoute en licence. La méthode part du rectangle ; l’analyse vient après, une fois le champ cadré.

L’analyse reste un traitement de données. Elle n’efface ni le panneau, ni la finalité, ni la durée. Trop de règles, et l’on surveille les personnes au lieu de sécuriser un accès. Voir le cadre CNIL.

Buildings : personnes et véhicules, pas la pluie

Un parking, une cour, une allée : il y a toujours trop de mouvement. Feuilles, phares, un tapis qui claque, un insecte collé au dôme. Buildings est faite pour ça — remonter un corps, un véhicule, pas la météo. Sur la DINION 3100i IR et le FLEXIDOME outdoor 5100i IR, elle part déjà installée. Peu de calibration. Ce n’est pas une raison de ne rien régler.

Cour pavée, utilitaire blanc, quelqu’un qui traverse, dôme sous la corniche
Une cour : un utilitaire, quelqu’un qui traverse, des palettes, la pluie. Buildings doit dire « personne, véhicule ». Pas « il s’est passé quelque chose ».

Sans règle d’alarme, Buildings remplit l’archive d’objets classés. Utile le lendemain, quand on cherche « le van de 7 h 12 ». Inutile à 3 h, si personne n’a dit : alerte seulement si une personne franchit cette ligne, hors horaires d’ouverture. Les captures imprévues restent dans le flux 24/7 ; elles n’ont pas à réveiller le gérant.

Perimeter : la zone stérile n’est pas un hall

Perimeter durcit ce que Buildings ne traite pas comme un hall. Une clôture, une bande que personne n’a le droit de fouler, un quai après la dernière tournée. Sur le 5100i IR, la licence s’ajoute. Sur les panoramiques 5100i et 5100i IR, Buildings et Perimeter sont déjà là : utile dès que la scène n’est plus un plafond de commerce mais une cour, une clôture. La FLEXIDOME 8100i X les embarque avec Privacy.

Bande de gravier entre un mur et un grillage, dôme sur mât, ligne jaune au sol
Gravier, grillage, une ligne au sol. Si quelqu’un est là à 2 h, ce n’est pas un client. Perimeter sert à ça — pas à compter les passages en vitrine.

On ne pose pas Perimeter sur une boutique pour « voir qui s’attarde ». S’attarder près d’une caisse, c’est encore une personne au travail ou un client. La zone stérile, elle, n’a pas de raison d’être occupée. C’est la différence que l’on note en visite, sur le plan, avant la licence.

Privacy : masquer, pas autoriser

Privacy floute. Une fenêtre d’à côté, un jardin mitoyen, un bout de trottoir que l’objectif prend malgré le recadrage. On le règle sur le live, avec le client, avant de refermer l’échelle. Un champ trop généreux « on masquera plus tard » se paie au premier voisin — ou au premier contrôle.

Un masque logiciel n’informe personne. Il ne remplace pas le pictogramme, ni le vote d’AG, ni l’autorisation du préfet. Dans le parc PoolGators, Privacy est préinstallée sur la 8100i X. Ailleurs, on recadre, on masque dans l’enregistreur, ou l’on ne pose pas. La note CNIL le dit sans détour : le rectangle autorisé passe avant le SKU.

Privacy n’est pas une reconnaissance faciale. Identification nominative, biométrie : ce n’est pas un réglage IVA. C’est un autre régime, hors de ce que l’on vend.

Essential Video Analytics n’est pas IVA Pro

L’AUTODOME 5100i (NDP-5522-Z30) embarque l’Essential Video Analytics, pas IVA Pro. On ne l’écrit pas « IVA Pro » sur la fiche pour faire joli. EVA sait encore une ligne, une zone, un objet — assez pour un PTZ qui suit un quai. Ce n’est pas Buildings + Perimeter + Privacy. Le client qui compare les six références a le droit de lire la différence, pas un vocabulaire uniformisé.

Traffic existe en licence sur certaines fiches 5100i. On ne la vend pas par défaut. Un comptage de files n’est pas la finalité d’un dôme de cour. Si le besoin est là, on le nomme. On ne le glisse pas dans le devis « analyse ».

La règle, pas le badge

Ce que l’on paramètre, concrètement, tient en peu de gestes. On le fait une fois le dôme visé, le PoE tenu, le flux fermé — mot de passe réel, pas d’UPnP.

À l’atelier, un live de cour sur l’écran, une ligne jaune d’alarme, le plan crayonné à côté
La ligne se tire sur le live, le plan à côté. Pas dans un menu « plus tard ». Si ça ne correspond pas à la porte, ça sonnera pour le vent.

Le minimum utile. Chaque règle de plus est une fausse alerte en puissance — ou un pas vers la surveillance des personnes, que la CNIL n’a aucune raison d’accepter. On note les règles sur le devis autant que le SKU.

Ce qui est déjà dans le parc

On ne vend pas l’analyse comme un argument de brochure. On la fait travailler : une ligne, un horaire, un destinataire. Sinon, autant un flux qui se tait — au moins, on sait qu’il faudra ouvrir l’archive soi-même.